Quelques remarques sur mes fragments ultimes de guitare classique


J’ai réenregistré mes fragments ultimes en mai 2026.

Une autre version se trouve sur YouTube avec présentation de la partition : lien.

Page 4 : dans ce passage assez lent, je laisse le la en basse vibrer au moment du sol#.

On a ici do 2e doigt sur corde de sol, sol# 1er doigt, et si 4e doigt. Cela crée donc une dissonance et une difficulté puisqu’il ne faut pas frôler le la en basse au moment du sol#.

Page 6 : on retrouve le même type de procédé avec le do# sur corde de la pendant que le ré en basse sonne encore.

C’est un choix personnel qui crée un son particulier, les guitaristes préféreront en général bloquer la première basse, d’autant qu’il est difficile de faire sonner les deux en même temps mais ce rendu original peut plaire.

Page 18 : la dissonance est ici clairement écrite sur la partition.

Le sol# sonne en même temps que le la en basse. Cette dissonance se résout ensuite par sol bécarre, et la descente continue avec fa#, puis fa bécarre.

Page 5 : on retrouve cette dissonance avec une série de la et sol# en basse mais cette fois-ci en notes séparées, et non simultanées.

J’ai indiqué 0 (zéro) pour les la à vide pour préciser la manière dont je les joue moi-même, un guitariste préférera peut-être ignorer ce doigté proposé et jouer ces notes séparément sur le mi en basse, s’il n’apprécie pas cet effet de légato. Certains passages sont écrits en notation approximative avec seulement la hauteur des notes brèves ou longues pour mémoire. Ces fragments ne sont que de petits exercices d’assouplissement, le guitariste a toute latitude pour les interpréter tout ou partie à sa manière.

Page 12 : on retrouve un schéma du même genre avec cette fois-ci do# et ré à vide.

On joue le do# 1er doigt sur corde de la et le la 2e doigt sur corde de mi grave, les ré pouvant se jouer à vide. Le dernier ré de cette fin de thème se joue sur corde de la en sorte que les deux ré jouent à l’unisson.

Page 16 : autre dissonance possible la-sol# en basse.

Le do 4e doigt se joue sur corde de sol et le si est à vide. Au moment de la basse en sol#, on peut laisser sonner le la en basse. Certains guitaristes refuseront légitimement ce système, qui d’ailleurs n’est même pas écrit sur la partition, et bloqueront le la en basse. Pour ma part, j’aime assez laisser sonner les notes même contradictoires, ce qui s’approche parfois d’un son de harpe.

Page 20 : autre dissonance possible la-sol# en basse.

Le do sur corde de sol peut s’obtenir par liaison par glissement du ré, le si qui suit est à vide, la main est alors libre pour jouer le sol# tout en laissant sonner le la en basse. Ce n’est bien sûr pas obligatoire, ce n’est d’ailleurs pas écrit non plus, un guitariste jouera comme il l’entend mais c’est ainsi que je l’exécute pour ma part.

Page 8 : autre dissonance où les six cordes vibrent simultanément en point d’orgue.

On joue le si 2e doigt qui se maintient pendant le ré à vide. On peut laisser ce doigt sur la touche pendant le do 4e doigt assez difficile étant donné que le ré à vide continue de sonner. Ici il faut trouver une bonne position de la main pour que ce do 4e doigt ne frôle pas le ré à vide. On peut par exemple pivoter quelque peu la main plus frontalement vers la touche et bien arrondir ce 4e doigt au-dessus du ré à vide.

Page 2 : le si avec basse en la se joue sur la corde de sol.

Le do qui suit peut s’obtenir par liaison par glissement du doigt sur la corde. Le si qui précède est à vide, le si suivant sur corde de sol se joue évidemment 1er doigt, en sorte qu’arrivé au do, il est prêt pour un petit barré en 5e position.

Page 9 : ici le do sur corde de sol peut s’exécuter par la liaison ré-do qui se fait par glissement du doigt sur la corde.

Le mi aigu à vide est créé par l’autre main, ce qui donne un joli effet, chaque main créant une note.

Page 12 : les doubles notes mi-sol et fa-la sur cordes de si et mi peuvent être créées par liaison par glissement des doigts sur les cordes de si et de mi.

Juste après on peut utiliser le même procédé avec les couples mi-sol et fa-la bémol, le mi en basse à vide est alors créé par l’autre main, selon la même technique que précédemment.

Page 18 : ici il est indiqué “possibilité par fragments et points d’orgue” sur la partition.

C’est ainsi qu’on peut jouer ce fragment dans ses séances de répétition, “de basse en basse” pourrions-nous dire. S’il en est ainsi, le la sur corde de si s’obtient par liaison par glissement du sol# sur la corde, le la en basse est créé par l’autre main, selon le même mécanisme que précédemment. Bien entendu un guitariste peut préférer jouer la partition telle quelle, sans y ajouter tous ces arrêts, mais on peut apprécier un tel rendu durant ses répétitions. Comme j’apprécie ces fragments détachés, c’est finalement ainsi que j’ai enregistré ce passage.

Page 19 : ces points d’orgue mettent en évidence la dernière note des groupes, en général de quatre, de six ou de huit notes.

Cette dernière note de groupe a tendance à être escamotée en exécution normale du fait du changement de position juste après. Ici la basse en la couvre huit notes, le mi final sur corde de si s’entend parfaitement du fait précisément du point d’orgue ajouté. Il en est de même avec le do# qui clôture la série suivante avec la# en basse. Ainsi ces notes seront moins oubliées en exécution normale en souvenir de cette répétition avec points d’orgue réguliers.

Page 18 : le mi en point d’orgue peut se créer par appui du 2e doigt sur la corde de ré.

Le mi en basse peut alors être joué avec l’autre main, comme expliqué précédemment. Je trouve ce procédé assez élégant et offrant un assez bon rendu.

Page 12 : on peut parfois jouer les notes aiguës avec le pouce sur la chanterelle.

Par exemple le la aigu peut se jouer avec le pouce, et le si suivant par liaison par glissement. Je n’indique pas forcément ces détails sur la partition, un guitariste jouera comme il l’entend.

Page 28 : il en est de même pour les trois notes sol#, la et si, une fois avec ré en basse, une seconde fois avec la en basse.

Page 13 : de même le sol sur corde de si et le sol à vide peuvent se jouer avec le pouce en rapide arpégé ou décalage puisque les cordes sont consécutives, ce qui donne une certaine force à ces notes.

Le fa# qui suit peut être créé par liaison, comme dans l’enregistrement.

Page 13 : ici le do en basse par exemple 2e doigt se fait logiquement sur corde de mi grave étant donné qu’on vient d’exécuter un mi très aigu sur la chanterelle avec un do# en basse 1er doigt sur corde de mi grave, le dernier si à vide de l’accord rapidement arpégé peut se faire avec le pouce, qui est libre après avoir joué la basse.

Page 19 : ici le la, lié au sol#, puis fa en glissando peuvent se jouer sur corde de si avec le pouce, surtout si l’on joue par fragments et points d’orgue, comme proposé sur la partition.

Page 35 : ici l’on peut jouer le chant avec le pouce sur cordes de sol et si, sauf bien sûr le premier accord avec la en basse qui se joue normalement, d’où une certaine intensité, avec vibrato sur le sol, puis le sol#, et glissando pour accéder à ces notes.

Le pouce sert quasiment de médiator dans un jeu de cette sorte.

Page 36 : le pouce sur la chanterelle est clairement proposé comme doigté sur la partition à la fin des fragments, d’où ce mi un peu sec dans ces séries de quatre mi.

Page 19 : ici les fa et sol# aigus se jouent logiquement avec les 4e et 3e doigts sur corde de mi aigu et sol en 13e position, lesquels glissent en descendant vers ré et fa, puis si et ré.

Mais ici l’on change rapidement de doigté en exécutant le second si 2e doigt et le ré 1er doigt, ce qui permet de réaliser la suite de la descente jusqu’aux fa et sol# en première position, étant donné que les doigts sont correctement positionnés à partir de là. C’est une petite astuce possible pour réaliser cette descente.

Page 15 : le do sur corde de sol se joue logiquement 1er doigt et le la aigu 2e doigt.

Par deux fois le mi à vide est joué en liaison par ce 2e doigt sur la touche. Ces liaisons ne sont pas forcément notées et ne sont de toute façon que proposées, les doigtés n’étant précisés qu’à titre indicatif.

Chacun fera comme il veut, les conseilleurs ne sont pas les payeurs. J’ai simplement indiqué ma manière d’opérer, ce qui explique le résultat obtenu dans ces enregistrements, car la question peut parfois se poser.


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