Je vous présente le début de mes fragments ultimes dont j’ai parlé dans un article précédent : lien.
Dans une séance de répétition, vous pouvez bien sûr jouer le morceau en entier. Mais on peut également le disséquer en petits groupes de notes, de basse en basse par exemple, pour en visualiser certaines caractéristiques, ce qui fortifie la mémoire. Ici l’on change de position au moment du fa 3e doigt, ce qui positionne correctement la main pour la suite, on passe donc de la 5e à la 4e position.

Ici la main sur la touche aura tendance à lier le si et le la. Ce n’est pas obligatoire mais ça peut être un réflexe qui se maintient. On objectera que le son sera un peu moins fort qu’en notes détachées mais l’avantage est d’obtenir un son différent, ce qui évite une trop grande uniformité des notes. Donc le la est créé par liaison sur la touche.

Ici le premier si à vide est créé par liaison sur la touche. Le fa 3e doigt glisse au ré puis crée le si à vide en tirant quelque peu sur la corde avant de la quitter. Le si final du groupe de notes ci-dessous se joue sur corde de sol, ce qui occasionne un autre son pour ce second si et positionne correctement la main pour la suite.

Ici le do est créé par liaison en avançant simplement la main qui prépare un petit barré en 5e position. On essaie d’abord jusqu’au mi aigu puis on ajoute le sol# 2e doigt, la main est alors correctement positionnée pour la suite.

Ici on imite quelque peu la harpe. Les trois premières notes sont jouées sur trois cordes différentes, puis on va jusqu’au si à vide, puis jusqu’au 1er sol#, puis jusqu’au 2e sol# avec basse en la.

Ici le ré est créé par liaison, ce n’est pas écrit sur la partition car un guitariste jouera comme il l’entend mais c’est une possibilité quasiment instinctive, ça s’entend plus clairement quand on s’arrête précisément à ce ré à titre d’essai.

Ici il faut soigner le glissando 1er doigt vers le do, un léger décalage de la basse est possible, il faut mémoriser autant que possible l’exact mouvement du bras.

Ici il est possible de tenir le do 1er doigt sur corde de sol pendant la fin de l’arpège, le la 4e doigt doit quitter la corde de ré sans bruit parasite, autant que possible, il faut mémoriser le mouvement de la main pour obtenir un tel résultat, on enchaîne ici avec les premières notes de la suite pour précisément vérifier l’absence de ce bruit parasite.

On peut continuer ainsi jusqu’à la fin, ça rallonge notablement la durée de la séance mais c’est excellent pour soigner l’ensemble et en remarquer certaines spécificités. On peut également commencer à partir de la fin, donc par le fragment 17, puis le 16, et ainsi de suite jusqu’au début. Sinon, autre possibilité, vous mémorisez l’endroit où vous en étiez pour reprendre ensuite à partir de là, dans un sens ou dans l’autre. Tous ces petits entraînements fortifient la mémoire, un morceau est si vite oublié sans exercices répétés. Ci-après l’enregistrement artisanal de mes fragments ultimes en entier enregistrés en mai 2026.